15 janvier 2020

La nature apporte gratuitement de nombreux bénéfices aux collectivités, notamment grâce à la régulation du climat, à la production agricole, à l’approvisionnement en eau, etc. Plus encore, les milieux naturels sont une source de gains économiques importants aussi bien pour les citoyens que pour les villes. Regardons de plus près de quelle façon la conservation des espaces verts contribue activement à la bonne santé économique du Québec.

Une diversité d’écosystèmes, des avantages chiffrés en milliards de dollars
Les scientifiques se sont penchés sur cette question et ont développé un modèle permettant de réaliser une évaluation de la valeur de la biodiversité et des écosystèmes. Vous trouverez à cet effet un extrait des résultats obtenus dans le tableau ci-dessous. L’exercice a été fait pour les milieux naturels se situant à l’intérieur de la Ceinture et Trame Verte et Bleue de Montréal, qui regroupe 295 villes dans le sud du Québec, dont celles des MRC de Mirabel, Thérèse-de-Blainville, Les Moulins et L’Assomption.

Un total de 4,3 milliards de dollars de services rendus annuellement a été mesuré pour neuf services écosystémiques. Mais, comment les villes perçoivent-elles ces gains économiques?

Tableau 1 : Synthèse de la valeur monétaire des biens et services rendus par les milieux naturels

La nature : Un attrait majeur pour les loisirs et le tourisme
Les grands espaces verts constituent des opportunités récréotouristiques importantes au Québec. En effet, les activités de plein air sont très populaires auprès des familles et des amateurs de sports : randonnées dans les parcs, observation de la faune et de la flore, pratique d’un sport saisonnier (raquette, ski de fond, camping, escalade, etc.) ou visites agrotouristiques, les milieux naturels sont à la base de l’écotourisme. En moyenne, chaque personne pratiquant une activité de plein air dépense 67 $/jour dans la zone périphérique de la région où elle se trouve. Ainsi, en 2018, la Chaire tourisme Québec a estimé les retombées économiques liées à toutes ces activités à 2,2 milliards de dollars dans la province. Possédant 24,6 % de l’ensemble des bois du territoire métropolitain, le Corridor forestier du Grand Coteau est un terrain de jeux de choix et de proximité pour les Montréalais et Lavallois, entre autres.

Les milieux naturels : une source d’attractivité et de revenus pour les villes et les commerces
Il est indéniable que la nature joue un rôle important dans le choix du lieu d’habitation et que sa proximité influence les valeurs foncières. En effet, il est reconnu qu’un cadre de vie « vert » augmente considérablement l’attractivité des villes et que la présence d’arbres autour d’une maison unifamiliale majore son prix de 7 %. Il a même été montré que la présence d’un parc à moins de 300 mètres d’un quartier résidentiel entraîne une hausse de 22 % du prix de l’immobilier.

Pareillement, une étude indique que 75 % des gens préfèrent fréquenter des établissements commerciaux dont les stationnements ont des arbres. De même, les espaces végétalisés créent des milieux agréables qui attirent les clients et influencent positivement les prix qu’ils sont prêts à payer. Ainsi la conservation des biens et services écosystémiques rendus par les milieux naturels offre des bénéfices directs et indirects à l’humain, que ce soit au niveau social, économique, sanitaire ou encore spirituel.

Voilà de nombreuses bonnes raisons de préserver les milieux naturels, comme ceux du Corridor forestier du Grand Coteau, afin que chacune des villes qui en fait partie, ses citoyens de même que la collectivité puissent en tirer de nombreux avantages!

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