Le projet de connectivité écologique en milieu agricole a le vent dans les voiles!

2 juin 2022

Depuis 2021, Nature-Action Québec travaille avec les agriculteur(trice)s à l’élaboration d’un projet de connectivité écologique en milieu agricole.

À cet effet, des efforts conjoints avec les producteur(trice)s, les agronomes, les municipalités et bien d’autres intervenants sont déployés dans le Corridor forestier du Grand-Coteau (CFGC). Plus précisément, ce sont des aménagements agroenvironnementaux tels que des haies brise-vent, des bandes riveraines et des îlots boisés qui sont réalisés dans les villes de Mirabel, de Mascouche ainsi que dans la MRC de L’Assomption.

Photo : Haie brise-vent en milieu agricole

 

Mais qu’est-ce que la connectivité écologique?

On peut définir la connectivité écologique comme étant le degré de connexion des milieux naturels au sein d’un territoire donné. Ainsi, une zone où la forêt occuperait l’entièreté de la superficie disponible serait considérée comme un milieu ayant une très forte connectivité écologique. À l’inverse, une zone où le développement des activités humaines (comme le développement résidentiel) a engendré une perte de milieux naturels sera nécessairement moins connectée, car ces derniers s’en verront notamment fragmentés.

La connectivité d’un paysage est bénéfique au maintien d’une diversité génétique dans les populations animales. Elle permet également à la faune et à la flore de se déplacer plus librement. En outre, dans un contexte de changements climatiques qui demandera aux organismes vivants de migrer de plus en plus vers le nord, la connectivité écologique est essentielle à la facilitation du déplacement de ces organismes pour assurer leur adaptation et leur résilience.

Photo : Boisé en milieu agricole

 

Une démarche d’haute importance

L’année 2021 fut marquée par la réalisation de 18 diagnostics de biodiversité sur les terres d’agriculteur(trice)s situées dans le CFGC. Notre équipe a donc parcouru le territoire afin de mettre en valeur la biodiversité champêtre et de présenter des recommandations pertinentes visant à restaurer les liens naturels entre les milieux naturels résiduels. La remise de ces diagnostics a permis de sensibiliser les participant(e)s à cet enjeu et de discuter des différentes solutions possibles. Suite à ces discussions, 10 agriculteur(trice)s se sont mobilisé(e)s et ont signalé leur intérêt à poursuivre avec des aménagements concrets dans le cadre du projet, lesquels auront lieu à l’automne 2022.

Ainsi, dans un futur rapproché, plusieurs kilomètres de haie brise-vent et de bande riveraine seront plantés avec quelques milliers d’arbres et d’arbustes d’espèces variées. Conjointement à cela, des nichoirs d’oiseaux, des perchoirs à rapaces et des dortoirs à chauves-souris seront installés afin d’en faire bénéficier des espèces comme la Crécerelle d’Amérique, l’Hirondelle bicolore et le Merlebleu de l’Est.

Bonne nouvelle! Le projet se poursuit pour les années à venir et nous déploierons tout autant d’efforts en mobilisant davantage d’agriculteur(trice)s et en continuant à connecter le Corridor forestier du Grand-Coteau au profit de la biodiversité.

 

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