Parmi les habitants du Corridor forestier du Grand Coteau, le Grand Pic ne passe jamais inaperçu. Avec sa taille imposante pouvant atteindre 49 cm et sa huppe rouge éclatante, cet oiseau majestueux attire les regards autant qu’il capte l’attention par ses tambourinements puissants.

 

Un habitat bien choisi

 

Le Grand Pic est un oiseau emblématique qu’on peut observer dans les forêts matures du Québec, qu’elles soient composées de feuillus, de conifères ou d’un mélange des deux. Il est particulièrement courant dans des régions comme les Appalaches, les Laurentides méridionales et les Basses-terres du Saint-Laurent. Pour s’installer, il choisit des arbres morts ou malades de grand diamètre, appelés chicots, dans lesquels il creuse ses cavités pour nicher et se protéger. Présent toute l’année au Canada, le Grand Pic joue un rôle essentiel dans l’écosystème forestier en créant des abris qui serviront à de nombreuses autres espèces.

 

Il y a quoi au menu?

 

Le régime alimentaire du Grand Pic se compose principalement de fourmis charpentières ainsi que d’insectes xylophages, tels que les termites, les longicornes ou encore certains coléoptères. Toutefois, cet oiseau se montre opportuniste et n’hésite pas à compléter son alimentation avec des fruits, des noix et des baies lorsqu’ils sont disponibles.

Lorsque vous entendez un bruit distinctif en forêt, il se pourrait bien que ce soit le Grand Pic à l’œuvre. En effet, il creuse de larges trous rectangulaires dans les troncs d’arbres, à la recherche de sa nourriture favorite.

Source: Grand Pic, Pixabay

Un oiseau solitaire

 

Le Grand Pic est un oiseau solitaire et territorial, sauf pendant la saison de reproduction. Il communique par des cris puissants et un tambourinement lent mais vigoureux sur les troncs.

Le saviez-vous? Les deux parents participent à l’incubation et à l’alimentation des jeunes.

 

Pourquoi le Grand Pic est essentiel à la forêt

 

Véritable constructeur d’habitats, le Grand Pic façonne des refuges dans les chicots qui seront ensuite utilisés par d’autres espèces comme le Canard branchu, le Petit-duc maculé ou la Petite nyctale. Lorsqu’il abandonne une cavité, celle-ci devient un abri précieux pour ces animaux, leur offrant un lieu de nidification ou de protection contre le froid et les prédateurs.

Sa présence dans une forêt est un indicateur de santé écologique : elle témoigne de la richesse en arbres morts ou vieillissants, essentiels à une biodiversité florissante.

Source: Grand Pic, Nature-Action Québec

 

Observer le Grand Pic, c’est assister à l’œuvre d’un ingénieur de la nature. En plus d’être spectaculaire par son apparence et son comportement, cet oiseau joue un rôle fondamental dans le maintien de la biodiversité forestière. Sa présence témoigne de la richesse écologique du milieu et rappelle l’importance de préserver les forêts matures et les arbres morts. Lors de votre prochaine balade dans le Corridor forestier du Grand Coteau, ouvrez l’œil… et tendez l’oreille: le Grand Pic n’est peut-être pas très loin.

 

Sources:

Grandquebec.com, Le grand pic

Atlas-oiseaux.qc.ca, Grand pic

AFM.qc.ca, Y a-t-il un grand pic dans votre boisé?

faune-especes.canada.ca, Grand pic

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *